Une commune chargée d'histoire

BAINCTHUN devait se trouver sur la voie romaine reliant Boulogne-sur-mer et Arras par Thérouanne. Des vestiges ont en effet été retrouvés dans la commune.

Baincthun, l'origine du nom

Pendant l’époque celte, un homme du nom de Bag s’est installé dans le marécage. Sa descendance s’y est maintenue et le lieu prit alors le nom de ses occupants, Bag-in-Thun, c’est-à-dire l’enclos des fils de Bag.

On retrouve, dans les chartes, dès 811, Bagingatum, qui va donner Baincthun. Du Moyen-age jusqu’en 1794, Baincthun fût l’une des douze baronnies du Boulonnais. Dès 1129, le village possédait une église et l’on y trouve les traces d’une école dès 1550.

Les hameaux historiques de Baincthun :

  • Berthenlaire (Bertellare) qui vient du vieux flamand « Laer » signifiant terrain vague (XIVème siècle)
  • La Bouverie, divisée en Haute et Basse Bouverie. La Haute-Bouverie était le siège de l’ancienne Baronnie de Baincthun (XIIIème siècle)
  • La Cour Colette, où l’on trouve les traces d’une motte féodale qui semble avoir porté un donjon seigneurial.
  • Questinghen, communauté civile et paroisse indépendante jusqu’à la Révolution Française.
  • Macquinghen se fait remarquer par le Château d’Ordre bâti au XVIIIème siècle par la famille De Wicquet. Une chapelle y fut construite en 1675 servant d’annexe à la paroisse de Baincthun.

En 1759, la population de Baincthun se composait de 171 « feux » représentant 900 âmes. En 1790, la commune fut incorporée au Canton de Saint-Martin jusqu’au 9 brumaire an XI (31 octobre 1801)

Le dernier Baron de Baincthun, le comte de Béthune Saint-Venant mourut le 12 février 1794 victime des fureurs de Joseph le Bon. Baincthun était composé de cinq sections principales : le Village proprement dit, La Capelle, les hameaux de Macquinghen et Questinghen et la Forêt de Boulogne.

La Capelle devint une commune indépendante le 20 mai 1949.

Traditions

Autrefois, début septembre, les matelots de Boulogne venaient en pèlerinage à Baincthun pour y invoquer Saint-Adrien et boire l’eau de la fontaine du même nom qui se trouvait près de l’église.

La Baronnie de Baincthun

Sortie de cette famille en 1477, Anne de Conty la vendit à Jean de Bournonville, Chevalier Seigneur de la Vallée, qui sans enfants la légua à Charlotte de Bournonville mariée à Antoine d'Ailly, Seigneur de la Varenne. Louis d'Ailly est baron de Baincthun en 1550. La baronnie revient ensuite aux Bournonville et ensuite à Claude de Hodicq, Chevalier, Seigneur de Courteville, neveu et héritier de Jean de Bournonville, Seigneur d'Auvringhen. Il meurt en 1581, Marguerite de Courteville, sa fille épouse Charles Maximilien de Gouffié, Chevalier, Seigneur d'Epagny et de Chaussoy.

La Pierre de Baincthun

La pierre dite de Boulogne ou grès bâtard ou faux grès connue aujourd'hui sous le nom de pierre de Baincthun est d'une composition proche de celle du grès. L'auteur d'une étude faite en 1753 sur la confection des chemins du Boulonnais la prisait particulièrement et nous donne des détails sur son extraction : cette pierre, écrit-il, est vive et tire sur le bleu; elle est si dure et fière qu'on ne peut la tailler ni la piquer, on ne l'équarrit que par éclats. Elle se trouve en bancs ou en blocs à différentes profondeurs. Cette pierre a toutefois des parties jaunâtres et prend une couleur grise plus ou moins accentuée en vieillissant. Elle a été utilisée pour le gros œuvre de la plupart des châteaux, manoirs et maisons de campagne du Bas-Boulonnais.